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Actus & Infos

La Hi-Fi, c'est parfois compliqué !

La Hifi, ça peut être simple, très simple, et selon les circonstances, ça peut aussi prendre parfois des allures de quête, de croisade, avec la même incertitude d'aboutissement.

Vous voulez approcher les difficultés que l'on peut rencontrer ?
Comment vous dire cela explicitement, comment vous donner un aperçu sensible des problèmes et soucis qui peuvent parfois barrer la route d'un projet de belle installation ...
Par exemple en vous proposant la narration des aventures, des expériences, et explorations d'un ami, cherchant à faire évoluer positivement et significativement son système d'écoute musicale. Ce récit devrait permettre de faire toucher du doigt et de l'esprit les cheminements, méthodes, écueils, circonstances, erreurs et fausses pistes, et les avancées qui se peuvent rencontrer lors de ce type de recherche, et permettre de dégager les éléments d'une conduite à tenir en cas de pareille infortune (système difficile à parfaire, voire à constituer et à mettre en oeuvre de manière hautement qualitative dans certaines configurations spécifiques).

Avertissement: il ne s'agit pas ici d'un listing des difficultés immanquablement rencontrées dès lors qu'on cherche à s'équiper d'un système d'écoute. Il s'agit de suivre l'évolution d'un système préexistant, loin de la perfection, constitué en amateur, dans un environnement d'écoute exceptionnellement difficile.

Les photos jointes sont à vocation de libre illustration et de divertissement, autour des notions abordées.

Face à l'apparente complexité des phénomènes, il faut une procédure stricte, et un zeste de sensibilité. (Angoulême - Circuit des Remparts- 2010)

Constituer ex nihilo un système de qualité pose moins de problèmes, et s'assurer par avance de la compatibilité d'un grand nombre des éléments et appareils à associer pour constituer un système d'écoute permet de s'abstraire de nombre de difficultés présentées ici.

Dans les lignes qui suivent, il s'agit de récupérer un malade pour en faire un sportif de bon niveau. Apprendre à pratiquer en partant de zéro ne pose pas forcément autant de soucis, pour peu que l'on se fasse accompagner, ou que l'on prenne le temps et les recherches pour monter un projet cohérent dès le départ.

Par commodité, appelons Monsieur P. la personne "en difficulté" de résultat musical.
Monsieur P. écoute de la musique, souvent, de manière impliquée, avec une attention à la qualité des oeuvres (classiques symphoniques, chambre, baroque, mais aussi oeuvres contemporaines de qualité); après quelques années de pratique d'écoutes musicales, Monsieur P. aimerait se doter d'un système performant, sans soucis. Il a jusqu'à présent, n'hésitons pas sur les termes, "bricolé" son système d'écoute, au feeling, en tentant sa chance avec divers appareils, sans cohérence particulière, sinon la progression qualitative proposée par chacun des appareils sur tel ou tel aspect, au gré des opportunités, sans vérification préalable de la cohérence globale du rendu.
La pratique récente d'écoutes partagées, les salons Hifi, les écoutes auditorium, les écoutes de systèmes privés, et surtout la pratique occasionnelle de concerts classiques et jazz en grande majorité l'ont peu à peu formé sur les sons musicaux, et donné une idée claire de ce qu'il peut chercher à atteindre pour son domicile. Précisons par ailleurs que Monsieur P. n'est pas manchot des oreilles (j'ai osé !), qu'il a défini et qu'il sait parfaitement reconnaitre les éléments qualitatifs qu'il a déterminé au fur et à mesure de ses nombreuses et diverses écoutes.

Suivons ensemble son cheminement progressif d'amélioration de son système d'écoute:

L'ère primitive:

Equipé d'une configuration grandes enceintes colonnes Focal , et un ampli à tubes Graaf qui apporte un médium charnu, des graves pleins, et un haut de spectre "gentil", limitant les réelles brillances et duretés du haut du spectre ressenties dans ses conditions d'écoute, Monsieur P. commence à lorgner avec d'attention vers les éléments susceptibles d'améliorer ses écoutes.

Les problèmes:
Monsieur P. accumule plusieurs soucis de qualité de retranscription, avec un haut de spectre mal maitrisé, et une qualité générale qu'il souhaiterait voir encore progresser sur plusieurs aspects.
- des graves plus profonds et plus équilibrés,
- des aigus enfin acceptables, sans ces résonances, brillances et duretés insupportables

Les aigus criards, agressifs et cliquetants s'invitent de force à toutes les écoutes
(Institut de paléontologie, exposition temporaire, 2012)

- une restitution plus ouverte, transparente, rapide, dynamique: problème de l'amplification actuelle, un appareil a tubes qui est un exemple vivant de la caricature du rendu tube: relatif confort global, bande passante écourtée en haut et en bas, médium plein et charnel, mais sans le moindre souci du détail et de la transparence, masquant nombre de subtilités, nuances et richesse de sons et de timbres.

Perte de lisibilité, ici en image, par incapacité à capter l'instantané lors d'exécution rapide. (Sébastien Surel, Elodie Michalakakos- La Chambre d'Amis- 2010)

Le problème d'acoustique de salle a été récemment identifié, après un premier temps d'injuste incrimination des matériels. Des essais, et déplacements de matériels ont permis d'assurer de manière formelle la responsabilité de l'acoustique de la salle d'écoute dans nombre de problèmes de restitution.

Les premières tentatives d'évolution:

->Acquisition d'un égaliseur Accuphase, envisagé pour calmer les ardeurs exagérées des aigus, imputés pour partie à sa salle d'écoute, et pour moindre part au tweeter de ses enceintes; l'égaliseur est prévu aussi pour redonner de la cohérence aux graves un peu désordonnés.

->acquisition de cables de modulation XLR (inversés), pour raccordement de l'égaliseur Accuphase (les prises XLR du constructeur japonais sont inversées, un modèle spécial est commandé auprès du fabricant Actinote).
Après nombreuses mesures et réglages d'égalisation, un mieux est enregistré, mais pas le résultat transcendental et la résolution espérée de tous les soucis: la correction numérique ne fait pas tout, la qualité intrinsèque des maillons et la qualité de leur association est alors remise "au milieu de la cour".

A partir de ce moment, prise de conscience des problématiques, et idée claire du but à atteindre; les évolutions de système se font de manière plus raisonnée, avec en ligne de mire un vrai beau système, si possible définitif.

La prise de conscience:

-La participation à une journée portes ouvertes chez le fabricant d'électroniques normand Atoll lui fait découvrir les enceintes Pierre Etienne Leon. Coup de foudre pour les sonorités procurées par les enceintes Maestral, dont il apprécie (à juste titre) l'équilibre général, le médium défini, hautement musical (respect des timbres, "présence" et incarnation des sources sonores, instruments et voix).

->Acquisition de ces belles enceintes Maestral, et mise en oeuvre. Gain patent sur les qualités sonores, plus de respect des sons et informations acoustiques enregistrées sur le support musical. Mais toujours ces problèmes de graves et d'aigus, malgré les corrections numériques portées par l'Accuphase.

->réalisation de cables d'enceintes "Stendhal", mis au point avec les comparses du forum Atoll. Monsieur P est partie prenante de cette réalisation sur certaines parties techniques,
->après écoutes comparatives, acquisition de cables HP Actinote Aria pour alimenter les Maestral, les Stendhal sont installés sur le système Home-Cinéma adjacent au système Hifi.

La montée en puissance:

->profitant d'une belle opportunité, acquisition d'un gros caisson de graves, un Velodyne DD 18. Intégration au système, permettant d'obtenir une exploration du bas du spectre très étendue. Le caisson est réglé là encore avec mesures. Coupure de raccordement avec les enceintes assez haute (80 Hz), je suis dubitatif sur le fait de venir recouvrir aussi haut le travail du bas du spectre des Maestral. Point à suivre. Je constate avec plaisir que le caisson, contrairement à ce qu'on peut craindre avec de tels monstres aussi dispendieux, est utilisé avec délicatesse et sensibilité, il ne vient jamais imposer sa présence, et s'efface derrière les impératifs musicaux, nuances et subtilités, loin des gros effets impressionnants auxquels ces bébêtes sont parfois cantonnées. La continuité des enceintes principales est assez bien gérée, je reste sur un doute quand au réglage de fréquence de coupure.

->coup de foudre pour un DAC haut de gamme, opportunité là encore, modèle d'une marque en cours de création (Hélixir Audio), avec circuits spécifiques apportant de vraies améliorations, en équilibre et lisibilité. Egalement acquisition d'une source lectrice (transport), modèle d'occasion optimisé par le fabricant du DAC.

Les aigus sont toujours aussi peu acceptables pour un système définitif haut de gamme.

Monsieur P. sait qu'un traitement acoustique serait intéressant, mais freine des 4 fers, en raison de la défiance vis à vis de son Women Acceptance Factor (le fameux WAF), et des oppositions qui risquent de se manifester en cas de mise en place d'équipements de traitement acoustique dans le séjour familial. Le traitement acoustique est évoqué, mais soigneusement tenu à distance.

Joker: l'appel à un ami:

Les sources et les enceintes sont OK, reste le choix de l'ampli. Monsieur P. convie ses amis audiophiles pour une soirée écoutes (et dégustation). Les écoutes sur un ampli Récital d'Audiomat apportent un vrai plus sur la transparence, les détails, le bas du spectre et les hautes fréquences. Pas de duretés relevées dans le haut du spectre, constatation que le caisson, réglé sur l'association avec l'ampli Graaf, doit être re-étalonné avec ce nouvel ampli.

Effets de certaines électroniques: effets de masque, empâtement, corruption, perte de lisibilité. (Arcachon - 2010)

Les amis partis, Monsieur P. poursuit ses évaluations de l'ampli Récital. Constatation immédiate: les perturbations et duretés du haut du spectre sont réapparues.

Diagnostique, Docteur ?

Les 5 invités présents dans la salle d'écoute ont fait office de correction acoustique, au même titre que le public dans les salles de spectacle. Phénomène bien connu, que cette expérience confirme; et conclusion: il faut impérativement une correction acoustique pour gérer les réflexions et échos de la salle.

Joker bis: autre essai d'ampli, et tests de correction acoustique

Monsieur P. se rend à l'évidence: une correction acoustique est incontournable dans sa salle d'écoute. Il se munit de panneaux professionnels à sa disposition, à fin de tests. Parallèlement, il poursuit sa quête et ses investigations pour le choix d'un amplificateur. Ecoutes en auditorium d'un intégré, et d'éléments séparés Accuphase. L'intégré est plus raisonnablement dans l'enveloppe budgétaire envisagée. Ecoutes magistrales sur un gros système, avec petites réticences sur certaines retranscriptions de voix. Mais pas le même local, pas les mêmes enceintes, il faut tester l'intégré in situ.

Re-convocation de proches.

Mise en place "au feeling" de 6 panneaux acoustiques (petits débats sur leur nombre. Personnellement, sur les conseils d'un fabricant, et vu la contrainte WAF prévue par le bénéficiaire, je cherche à minimiser le nombre de panneaux).

Ecoutes: Oui ! correction efficace, alors que nous ne sommes que 3, dont un seul vraiment épais dans la salle; le ping-pong des sons aigus est maitrisé et contenu par les panneaux de traitement, plus de duretés insupportables.  Dès qu'on les retire, les démons acides et crispants repointent leur nez.

Nous pouvons passer au comparatif d'amplificateurs intégrés.

Audiomat Récital (déjà en place) versus intégré Accuphase.
Le Récital avait déjà apporté transparence, profondeur, respiration, aisance et maîtrise du bas du spectre.

Raccordement de l'Accuphase:

Tout de suite, fort sentiment de lisibilité accrue. Monsieur P. est emballé. Moi, un peu chiffonné. D'abord par la petite contrariété qu'il y ait encore plus lisible que le Récital, mais pas seulement. Un truc ne me convient pas, mais je suis incapable de le définir. "Y manque quelque chose", mais quoi ? Je fais courageusement front face à l'enthousiasme de mes confrères testeurs. Tout est clair et lisible, mais comme une sorte de manque de présence, un médium un poil en retrait, ou moins convainquant. Je mets ça sur le compte de mon placement désaxé, en attendant de bouger un peu dans la salle. Puis c'est Monsieur P. qui trouve le hic: sur son système qu'il connait bien, salle, disques, enceintes et électroniques, excepté l'ampli en test, il est soufflé par la netteté, la lisibilité, le haut du spectre à l'aise, précis, posé, mais perte de chair dans la bande médium, et gros manques dans le bas du spectre, même en mettant le caisson à contribution.

Frustration: on sait que les sons graves sont présents, qu'ils sont puissants, mais ils sont bloqués, non exprimés. (Aéroport de Reykjavik - août 2011)

Pour s'en convaincre, on remet le Récital, et même le Graaf. L'un comme l'autre proposent un médium plus présent, et un bas de spectre qui atteint de vrais graves, un peu balourds avec le Graaf, plus charpentés et maitrisés avec le Récital., C'est bien ça, l'Accuphase est "trop court en bas". Le résultat cette fois choque mes partenaires, tant l'écoute est différente de celle pratiquée en magasin avec des enceintes différentes (et difficiles). A priori, problème d'incompatibilité avec les enceintes.

On se heure parfois à des phénomènes incompréhensibles, dont la logique échappe à l'entendement. (Islande - 2011)

En rapportant l'Accuphase en prêt quelques jours plus tard, il apparait que l'Accuphase, écouté en assymétrique RCA, tire moins son épingle du jeu qu'avec une connexion symétrique XLR. Plus de dynamique, plus de niveau, mais ... il reste ce problème de graves inexploités.

Encore un coup dans l'eau, mais pas complètement:

A ce stade, le but à atteindre est plus clairement défini par Monsieur P.: réussir à réunir chez lui le haut de spectre de l'Accuphase, sa lisibilité, son équilibre, avec le rendu plein, aéré, puissant et profond du Récital, et l'euphonie du médium du Graaf (mais en moins empâté) et du Récital.

A suivre ...

Pistes envisagées: d'autres électroniques (2 ou 3 modèles précis), à essayer sur place à la rentrée.

Etat des lieux,  point sur la situation:

Pour optimiser la qualité des écoutes, Monsieur P. a tenté et expérimenté plusieurs pistes
Ce faisant (à prendre comme locution adverbiale, et non comme épithète !), Monsieur P. a résolu un certain nombre de problèmes, comblé certaines de ses attentes. Mais c'est loin de "faire la rue Michel". Il reste des choses à accomplir.

-les problèmes ont pu être sériés,
-les objectifs ont pu être définis,
-des appareils "sains" ont été acquis, de manière définitive (à priori) et efficace.

Musée du train-Mulhouse

Comprendre les mécanismes et la cohérence générale pour agir efficacement. (Musée du train, Mulhouse - 2012)

On peut cependant observer qu'une méthodologie volontaire et stricte a été mis en oeuvre sur le tard, alors qu'il aurait fallu l'établissement d'un diagnostique fiable sur les origines des défauts: quelques actions (acquisitions) ont été faites avant d'avoir analysé et formellement authentifié les problèmes;

Une fois les problèmes diagnostiqués, identifiés, il faut envisager les remèdes à mettre en oeuvre, et les améliorations à apporter, puis valider l'efficacité de ces remèdes par des tests, dans ce cas précis à réaliser in situ, à cause de la nature de certains problèmes: la salle d'écoute est acoustiquement "sourcilleuse", et nécessite non seulement un traitement acoustique, mais aussi une attention portée à la compatibilité des éléments d'écoute mis en oeuvre.

Remarque: on note que l'acquisition du correcteur numérique n'a pas permis d'opérer les changements et solutions espérés aux problèmes du départ, hauts aigus gueulards et graves brouillons. Ca ne remet pas en cause l'intérêt de ce type d'appareil, mais ça souligne que cet appareil n'est pas omnipotent sur tous les problèmes acoustiques de salle.

Le retour au naturel est parfois salutaire ... quand il est réel. Méfions nous des faux-semblants, et choisissons de partir avant tout sur des bases saines. (St Denis - 2012)

Monsieur P. poursuivra à la rentrée l'évaluation de quelques amplificateurs, quand les appareils de prêt seront disponibles. Il verra par ailleurs comment envisager dans sa salle une intégration acceptable des indispensables panneaux de traitement acoustique.

Nous vous reporterons les avancées de ce projet, la suite des aventures.

(Photos Enceintes et Musiques)