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blues_frérots
Oncle Fernand
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Message non lu 28 avr. 2019, 20:23

Et c'est ce que j'ai fait ce soir avec bonheur, d'aller dans une salle ==>

Image

Alors petit film certes, mais l'univers de Sempé mis sur l'écran avec l'esprit de Tati , sous le regard bienveillant de Mr Hulot, moi ça m'a donné la banane. Un peu longuet la première demi-heure, cela a du mal à démarrer, mais après que du bonheur, de l’optimisme,de la tendresse et des situations désopilantes.

Poelvoorde et Bear sont excellents au milieu de ce village intemporel où les courses de vélo me rappellent mon enfance , mais où Raoul lit l'Equipe de 2019. Ils s'entendent comme larrons en foire et m'ont fait passer un excellent moment. Les seconds rôles sont tout aussi savoureux (le champion du village...).

Bref, n'attendez pas du grand cinéma, mais allez voir Raoul Taburin tomber de son vélo, vous ressortirez avec un peu moins de soucis dans la tête.

Cordialement, BF.
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Stef Ledarp
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Message non lu 28 avr. 2019, 20:49

Merci à vous , j'irai effectivement me faire ma propre idée en salle ou dans ma salle ! :thks:

Super bien fait le profil de Poelvoorde sur l'affiche ( annalogie avec le dessin de Sempé :pouce: ) !
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thierry94120
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Message non lu 28 avr. 2019, 20:59

iPodz a écrit :
11 avr. 2019, 21:10
TEL AVIV ON FIRE de Sameh Zoabi.
Image

Salam (extraordinaire Kais Nashef) est palestinien, a 30 ans et vit encore chez sa mère à Jérusalem. Mi branleur mi looser, il obtient miraculeusement - grâce à son oncle en fait - un poste de conseillé concernant les dialogues en hébreux sur une série (TEL AVIV ON FIRE) ultra populaire en Israël. Mais comme le tournage à lieu à Ramallah, tout les jours il doit passer par le check point sous les ordres d'Assi, officier juif dont la famille est fan de la série. Se faisant malencontreusement passer pour le scénariste de la série, Salam va commencer à se faire dicter par Assi la direction que doit prendre l'histoire de TEL AVIV ON FIRE...
Comment aborder le conflit israélo-palestinien autrement que par le drame ? Comment parler du passé, notamment la guerre des six jours, sans pathos ni leçon d'histoire ? Comment renvoyer, sans avoir l'air d'y toucher, les deux parties incriminées dos à dos et en toute équité ? La réponse se situe dans l'humour, improbable quand il dégouline inconsciemment d'un soap opéra, salvateur pour tout le monde, civile comme militaire, juif comme arabe.
Là où Ari Folman utilisait l'animation pour décrire l'horreur de Sabra et Chatila, Sameh Zoabi choisi l'angle de la parodie, observe les travers d'une société multiculturelle et multi-générationnelle par le prisme du pastiche issue d'une série télévisée dans la droite lignée de l'excellente AU SERVICE DE LA FRANCE.
Quand les anciens ne pensent qu'à glorifier un passé de défaites car c'est soit disant de leurs responsabilités, alors que les militaires israéliens roulent des mécaniques et asservissent leurs voisins sans se rendre compte véritablement de ce bras de fer quotidien et perpétuel (critique déjà présente dans SYNONYMES), les forces vives du pays en sont à se demander s'il n'y a rien entre les bombes et la soumission. Un comble quand on réalise la popularité sans partage dans les foyers du pays de cette série rocambolesque mettant en scène les marivaudages entre une espionne voilée et un gradé kasher.
Le ton est résolument à la comédie, alternant avec justesse les plans de la vie de tous les jours avec les séquences du soap opéra oriental. C'est souvent drôle, voir risqué, parfois même touchant mais toujours très réussi grâce à un savant jeu d’équilibriste qui ne tombe jamais dans le piège du manichéisme. C'est aussi le magnifique portrait d'un homme peu sur de lui qui, avec l'aide de tous ce qui gravite autour de lui (embrouilles, pression, amour) va enfin se révéler tel qu'il est. TEL AVIV ON FIRE, le film comme la série, surprend jusqu'à la fin à force de compromissions et de twists improbables, à l'image d'un pays bouillonnant, détonant, vivant. La vie est définitivement feuilletonesque.

:thks:
+ 2
Excellent moment ( le Kosmos)
avec une actrice croisée il y a 9 ans... Dans "incendies" Lubna Azabal... Tiens on parlait de ce film il y a peu sur ce même forum :D
OUI il faut aller en salle :pouce:
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GUY_WILLIAMS
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Message non lu 28 avr. 2019, 21:34

Pour en revenir au film sur la vie de Clapton, suis d'accord avec blues-frérot, qu'il n'y ai aucune mention à celui qui a apporté en grande partie la renommé à "Slowhand" (cocaïne, after midnight) est assez scandaleuse mais le film dans son ensemble vaut son pesant de cacahuètes. De toute façon J.J. Cale a toujours été en marge de toute récupération commerciale.
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iibelle
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Message non lu 28 avr. 2019, 21:41

Je ne peux que plussoyer sur
Après tous ces avis, une chose est sur, allez voir les films en salles et faites vous en une idée, le ciné ça se vit sur grand écran...
Et je plussoie aussi sur le plaisir simple de Raoul Taburin, dont on sort avec le sourire.
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thierry94120
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Message non lu 01 mai 2019, 20:07

A.I. Rising de Lazar Bodroza
"An intimate relationship between a human and an android tests the boundaries of human nature. "
Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_ ... ng2019.jpg
Le cosmonaute Mllutin est envoyé le temps d'une mission sur la station Ederlezi Corporation. Pour l'accompagner en orbite, l'androïde Nimani se joint à lui.

Adepte des androïdes de tous poils a voir :pouce: " iPodz " EnJoy

Pas trop accroché :comprendpas:
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blues_frérots
Oncle Fernand
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Message non lu 01 mai 2019, 23:29

Alors ce soir encore du cinéma français à Bourgueil, après Raoul Taburin et son p'tit vélo, on retrouve pour une seconde fois en 3jours Edouard Baer dans une comédie sociale un peu acide mais qui se regarde avec grand plaisir ==>

Image

Un trio d'acteur remarquable, avec , outre Baer, la très belle et vraiment très douée Leila Bekhti , et un Ramzy Bedia qui sort enfin de son rôle un peu horripilant de clown de sitcom, pour montrer ce qu'il est vraiment : un excellent comédien :pouce:

Alors évidemment quelques clichés, mais difficile de faire un film sur les bobos, le racisme, la banlieue , et arriver à éviter tous les clichés...

Nous avons passé un excellent moment, et en plus on a bien ri.

Donc au final plutôt d'accord avec la compagne de Thierry (cf la première critique de ce film, page précédente), mais aussi d'accord avec Thierry pour dire que le dernier quart d'heure est un peu loupé....

Cordialement, BF.
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Message non lu 02 mai 2019, 00:51

iibelle a écrit :
26 avr. 2019, 09:42
Il me reste juste deux questionnements que je vais mettre en blanc sur blanc pour ne pas spoiler :
Je réponds aussi en blanc du coup ;)

* Parcequ'il en est digne.

* même si il a grandi et que du coup on ne le reconnais pas de suite, c'est l'enfant qui dans Iron Man 3 aide Tony qui a la fin du film lui équipe tout son garage de gadgets sympa.
:hell:
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thierry94120
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Message non lu 04 mai 2019, 23:43

" 90’s " premier film réalisé par Jonah Hill ( le Kosmos )

Été 1990, Stevie se lie d’amitié à une bande de skaters
Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_mu ... d90s.jpg
Récit initiatique méticuleusement posé ; Stevie quitte l’enfance et la tiédeur du foyer familial pour arpenter le goudron rugueux des rues à la recherche de nouveaux modèles.
"La question se pose, 90’S est-il une véritable proposition qui réactualise le genre ou bien un énième pastiche surfant sur la vague nostalgie générationnelle ?
Aurélien Milhaud"
90's" s’apparente à une étude de caractères sur fond de culture skate
Le trait le plus intéressant de 90’s se trouve peut-être dans la surprenante violence qu’il fait constamment subir au corps de l’enfant
Bon Film ... accrochez vous !
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iPodz
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Message non lu 05 mai 2019, 08:57

thierry94120 a écrit :
04 mai 2019, 23:43
" 90’s " premier film réalisé par Jonah Hill ( le Kosmos )

Été 1990, Stevie se lie d’amitié à une bande de skaters
Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_mu ... d90s.jpg
Récit initiatique méticuleusement posé ; Stevie quitte l’enfance et la tiédeur du foyer familial pour arpenter le goudron rugueux des rues à la recherche de nouveaux modèles.
"La question se pose, 90’S est-il une véritable proposition qui réactualise le genre ou bien un énième pastiche surfant sur la vague nostalgie générationnelle ?
Aurélien Milhaud"
90's" s’apparente à une étude de caractères sur fond de culture skate
Le trait le plus intéressant de 90’s se trouve peut-être dans la surprenante violence qu’il fait constamment subir au corps de l’enfant
Bon Film ... accrochez vous !
Y a eu - pour une génération - le KIDS de Larry Clark, film coup de poing sur l'univers du sk8te, de la jeunesse et du sida... j'aimerais bien voir ce Mid90's si le ciné Art & Essai de Cannes veut/peut le programmer...
Au passage, c'est un film produit et/ou distribué par A24 qui est une maison de très grande qualité, une très grosse quantité de leurs poulains sont des films hautement recommandable que je conseil sans aucune réserve !!!!
SPRING BREAKERS
THE BLING RING
ENEMY (pas vu)
UNDER THE SKIN
THE ROVER
A MOST VIOLENT YEAR
EX MACHINA (déçu)
AMY
ROOM
THE VVITCH
THE LOBSTER
MOONLIGHT
A GHOST STORY
GOOD TIME
THE FLORIDA PROJECT
THE KILLING OF A SACRED DEER
THE DISASTER ARTIST
LEAN ON PETE
HEREDITARY
UNDER THE SILVER LAKE

:erf: :o :shock:
Hormis ceux indiqués en italique, toutes ces œuvres m'ont laissé à chaque fois un souvenir fort, un impact visuel et émotionnel que je retrouve que très rarement sur les grosses productions des studios, c'est assez notable pour que cela soit souligné...

Séances en retards:
CHAIR DE POULE de Rob Letterman.
Image

Par l'auteur de GAND DE REQUINS et MONSTERS Vs ALIENS, cette adaptation de la série de bouquins fantastique/horreur pour ados est une vraie réussite, fait assez rare pour le souligner, genre qui accumule facilement poncifs et vulgarité.
Le film est plutôt bien écrit (le twist de la jeune fille), drôle, enlevé, assez référentiel sans avoir l'air d'y toucher (Universal monsters êtes vous là ?) et un bel hommage à la puissance des livres et ses images mentales qu'ils font naitre dans notre imaginaire, bien servi ici par une belle palette de créatures toutes plus fun les unes que les autres (mention spéciale à inénarrable Slappy).

LA BELLE SAISON de Catherine Corsini.
Image

Un magnifique film d'amour, solaire, sur la passion entre Carole l'urbaine (Cecile de France lumineuse) et Delphine la rurale (Izia Higelin surprenante). Le film attaque de manière assez frontale et juste différentes problématiques inhérente aux années 70's (mais pas que). La place de la Femme dans le couple, le féminisme de combat, la pilule, comment la ville et la campagne perçoivent l'homosexualité ou plus précisément comment il est facile de se noyer dans une grande ville alors qu'on est clairement exposé dans un village... le tout est superbement raconté, filmé (belle photo), c'est souvent fort et magnifiquement joué, (mention spéciale encore un fois à Noemie Lvovsky admirable).
Bref, c'est comme si LE PERIL JEUNE de Klapisch croisait la cinéphilie de Guiraudie, le meilleur des deux mondes pour un film remarquable.

:thks:
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thierry94120
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Message non lu 12 mai 2019, 21:13

iPodz a écrit :
23 avr. 2019, 19:21


EL REINO de Rodrigo Sorogoyen.

Manuel Lopez Vidal (excellent Antonio De La Torre) est un homme politique en pleine bourre, promis à un bel avenir. Sauf qu'un scandale éclate au sein du parti l'éclaboussant au passage. On le désigne comme fusible mais il ne l'entend de cette oreille, s'il doit tomber alors c'est tout le parti qui sombrera avec lui. en aura t-il le temps ?
Apres l'excellent QUE DIOS NOS PERDONE, polar vicieux et moite, voici la nouvelle claque de Rodrigo Sorogoyen. Un thriller politique oui mais pas à la manière U.S. (type 3 JOURS DU CONDOR ou HOMMES DU PREZ), non plutôt un run non stop d'un homme qui n'a plus rien à perdre et qui se trimballe un égo et un orgueil surdimensionné. Sorogoyen n'évite rien, les coup bas, les compromissions, les petits arrangements entre pourris qui vire doucement mais surement au lâchage médiatique. Il ne quitte jamais d'une semelle son homo politicus qu'il soit à l'attaque ou aux abois, modernisant sa narration de façon surprenante grâce à une bande son tout en nappes électro menaçantes, drone sonore rodant au loin et prêt à fondre sur sa proie. La progression du film est implacable, passant du marigot politique espagnol puis à la foire d'empoigne jusqu'à accoucher d'une paranoïa omniprésente et anxiogène. Le final grandiose se réglera par média interposé, embrassant d'un seul geste la question Politique vue de la nation et la ramenant de façon puissante et virtuose à celle du citoyen quasi lambda, avec un cut final qui va vous imprimer les rétines et pour longtemps.
:thks:
Thriller politique [ 7 Goyas (Oscars), Espagne, 2019 ] (le Kosmos)
Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_mu ... o2019.jpg
Tableau édifiant et terrifiant d'un système corrompu(situation politique espagnole )

Manuel Lopez Vidal ( Antonio de la Torre ) coupable à l’amoralité totale et victime inconsciente d’un système duquel il s’est nourri sans état d’âmes, politicien dont nous suivons la chute vertigineuse ...

"Efficace et habile pendant deux heures on suit ce personnage avec une certaine empathie , on voudrait presque qu'il s'en "sorte"...

C’est étonnant et rageant, de nous avoir aussi joliment impliqués, sans explications inutiles ni sentiments stéréotypés tout au long de cette course d’un rat perdu dans un labyrinthe étouffant, pour clore le film de manière assez conventionnelle ...
c'est mon avis :drapeau:

BO : Olivier Arson ( compositeur français installé en Espagne).
soutenu dès le début par une musique électronique répétitive qui renforce la tension, très présente, mais sans envahir l’image ...La musique devient alors le pouls du film pour une totale immersion...
:casque: /> https://youtu.be/v3nATVfVkBE?list=PLvOU ... H3kU3OHJA
nous avons aimés
A voir
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Message non lu 18 mai 2019, 17:57

THE DEAD DON'T DIE de Jim Jarmusch.
Image

Centerville USA, ses 768 misérables âmes, son authentique diner, sa classique maison de redressement, ses paisibles pompes funèbres, son poste de police plus que pépère... jusqu'à ce que l'on apprenne par la radio qu'un forage polaire par fracturation à changé l'axe de rotation de la Terre. Dés lors, il est midi à minuit, les montres et les smartphones ne fonctionnent plus, les morts sortent de leurs tombes, tout ceci va très mal finir...
Jarmusch avait déjà parlé de la fin d'une époque, et ce par le biais du genre fantastique avec son splendide film de vampires ONLY LOVERS LEFT ALIVE. Ce bout de pellicule crépusculaire sur un amour éternel se passait entre autre à Detroit, ville poumon industriel des États Unis devenue ville déliquescente et fantomatique, symbole d'un empire qui s’effrite, fin de cycle, fin de vie.
Dans THE DEAD DON'T DIE, il filme carrément la fin d'un monde, du monde, le notre, celui qui se barre en couille sous nos yeux sans que l'on s'affole le moins du monde, à l'instar des protagonistes se laissant doucement porter par la vie, à peine plus choqué que ça lors de la découverte des deux premières attaques, à tel point qu'on les croit encore moins vif que les zombies (la Jarmusch touch).
Le métrage est agréable, drôle même (citations geek, hommages cultes, révérences à ses pères), parfaitement joué mais on comprend vite que Jim se fout totalement de ses bouffeurs de chairs, se tamponne allégrement le coquillard du genre préféré de papy Romero. La direction même que prend toute cette histoire sans queue ni tête n'a pas réellement retenu son attention, le but ici est clairement de faire un film de potes avec des potes et pour des potes.
Alors oui, THE DEAD DON'T DIE n'apporte strictement rien au genre qui, il faut bien l'avouer, a été plus que usé jusqu'à la corde en 51 ans de créations cinématographiques, mais reste un message politique (un poil surligné sur la fin) et cette nonchalance inhérente aux œuvres de Jarmusch qui épouse plutôt bien la philosophie zombie.


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Message non lu 19 mai 2019, 18:04

Bonsoir,

Vu hier, effectivement un film de potes avec de vrais bons moments. :pouce:
Pour certaines scènes les acteurs ont du bien rigoler au tournage.
1ère lecture : Puisque c'est la fin du monde autant bien se marrer avant d'éteindre la lumière.
2ème lecture : faisons du mieux du temps qui nous est imparti même si l'échec est assuré, pour l'honneur et pour le scripte et parque qu'on sait jamais...
3ème lecture : dernière phrase du film.

Vu également les Crevettes Pailletées et on reste dans un certain genre déjanté mais bien plus optimiste sur le fond. A conseiller aux machos et ceux qui se réfèrent à des conceptions ostracisantes et régressives en tous genres, on sait jamais, une lumière d'intelligence et de tolérance (ça devrait aller ensemble...) se mettra peut être à briller là-haut...
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Message non lu 22 mai 2019, 23:51

NOUS FINIRONS ENSEMBLE - Guillaume Canet (le Kosmos)
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on les retrouve huit ans après (Les Petits Mouchoirs) sur le Bassin d’Arcachon, mais ce n’est pas la même ambiance...

Une suite dispensable ...
"Ça fera sans doute le bonheur de la télévision d'ici quelque temps et puis voila ."
Je me suis rapidement ennuyé et complètement passé a coté ;
ma compagne toujours plus "cool" a picoré ce film comme un cornet de friandises sans arrière pensée :zen:

a voir ... ou pas :drapeau:
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Message non lu 24 mai 2019, 19:10

JOHN WICK: CHAPTER 3 - PARABELLUM de Chad Stahelski.
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John Wick (Keanu Reeves increvable) est mal, à la dérive totale. Il cherche refuge dans un Manhattan infestée de tueurs à gage qui n'attendent que le début de son excommunication pour ramasser les 14 millions de brouzoufs que vaudra bientôt sa tête. Plus que dix petites minutes pour se faire recoudre l'épaule et récupérer deux ou trois artefacts qui lui offriront peut être une porte de sortie miraculeuse...
Question films de bourres pifs, les States étaient restés sur un savoir faire basé sur le catch, souvenez vous du combat de titans dans le THEY LIVE de John Carpenter entre Roddy Pipper et Keith David. Quelques chose issus des péplums où les muscles comptaient plus que tout autre chose. En moins de trois ans - MATRIX (1999) et THE BOURNE IDENTITY (2002) - le film d'action U.S. subit une grosse mise à jour, à coup de câbles et de wu xia pian façon Wachowski sisters d'un coté et les fulgurances techniques du close combat vicieusement accélérées par Doug Liman de l'autre.
On peut clairement annoncer qu'il y a un avant et un après MATRIX/BOURNE IDENTITY, à tel point que revoir certains films depuis devient soit très drôle, soit horriblement douloureux. Mais ça, c’était sans compter avec l'arrivée dans la galaxie cinéphilique tendance coup de tête balayette, de deux pépites génialement mise en scène par Gareth Evans, j'ai nommé THE RAID et THE RAID 2. De l'avis de tous (et de votre serviteur également), on a jamais vu une telle débauche d'énergie, de chorographies, de morceaux d'anthologie de la mornifle portée carrément au pinacle. C'est simple, quand vous avez fini de regarder THE RAID premier du nom, vous êtes essoufflé !
Et c'est là que JOHN WICK PARABELLUM rentre en jeu. Oubliez le 1 (2012), simple film de vendetta vulgaire et sans intérêt aux enjeux ridicules (running gag en devenir). Le 2 (2017) par contre redistribuait efficacement les cartes de l'actioner. Le chapitre 3 est un long trip quasi ininterrompu de bastons et de parades, d'estafilades et d'articulations mise à mal, de fights over the top toutes - faut bien le reconnaitre - plus innovantes et rafraichissantes les unes que les autres. Mentions spéciale au premier affrontement dans la bibliothèque, sec et efficace. Ou encore la virevoltante double fusillade Wick/Sofia à Casa aidés de façon magistral par deux clébards d'attaques que l'on peut qualifier de très efficaces.
Alors quand le tout est emballé de façon ultra lisible, aidé d'un montage et angles d'appareils idoines, on se plait à repérer tout ce que ce genre de film doit à ses pairs. Le premier affrontement c'est Bruce Lee Vs Abdul-Jabbar qui est rejoué sous nos yeux de gosse. Des sabres et une course entre motos et c'est la séquence totalement dingue de l'autoroute dans MATRIX RELOADED. Jusqu'à l'invitation faite par Hollywood aux deux acteurs/sportifs époustouflants de la doublette THE RAID qui donneront du fil à retordre au Neo de la pègre.
Bref, du beau boulot loin d’être ridicule, ultra efficace et qui ne triche pas sur la marchandise, ça castagne, ça flingue, ça saigne et ça fait mal. Hormis une narration qui se dilue un poil et des enjeux fumeux plus le film avance, on se dit que la violence est, et à toujours était, diaboliquement cinégénique (revoir THE WILD BUNCH de Pekimpah) et ce n'est pas ces bijoux de danses macabres qui nous prouverons le contraire.


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Message non lu 26 mai 2019, 12:30

DOULEUR ET GLOIRE de Pedro Almodòvar.
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Salvador Mallo (Antonio Banderas tout en nuances) est un réalisateur en panne d'inspiration et qui ne tourne plus à cause de problèmes physique récurrents. La ré-édition en copie neuve de son premier succès lui permet de réévaluer son œuvre et une rencontre fortuite lui donne la possibilité de retrouver son acteur avec qui il était brouillé depuis trente ans...
Troisième film, après LA LOI DU DÉSIR (1987) et LA MAUVAISE ÉDUCATION (2004), mettant en scène un réalisateur aux prises avec ses désirs et ses souvenirs, DOULEUR ET GLOIRE arrondie quelque peu les angles et calme un tant soit peu les ardeurs ibérique des protagonistes. Encore plus autobiographique que son précédent, mais à ne surtout pas prendre au pied de la lettre, la divagation fumeuse au passé comme au présent de Salvador n'est qu'un moyen de retrouver le carburant qui le remettra sur les rails de la création.
Tout comme LA MAUVAISE ÉDUCATION, le film insert des souvenirs du jeune Mallo à ses dix ans, moments cruciaux du premier contact avec le clergé et ses premiers émois platonique. Réminiscences fondatrice d'une filmographie, autant fictive que réelle, totalement explosive et enjouée, profondément bouleversante et féminine.
Mais là où LA MAUVAISE ÉDUCATION recélait une part d'ombre assez fascinante ainsi qu'un étonnant triple rôle joué par un Gael Garcia Bernal plus movida que jamais, DOULEUR ET GLOIRE n'est qu'un très beau trip mémoriel superbement interprété mais un poil linéaire, sans réelle surprise, confrontant avec douceur le spectateur aux affres de la création et du temps qui passe. Ne reste qu'à Pedro que la gloire et quelques douleurs.


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Message non lu 01 juin 2019, 18:13

GODZILLA II: ROI DES MONSTRES de Michael Dougherty.
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Cinq ans après la perte de son fils dans la destruction de San Francisco par Godzilla face aux deux Muto, le docteur Emma Russell (Vera Farmiga) met un point final à son invention - l'Orca - pour le compte de Monarch. Accompagnée de sa fille Madison (Millie Bobby Brown), Emma arrive à rendre docile la larve Mothra via l'Orca juste avant que celui ci ne tombe aux mains d'écoterroristes, les enlevant toutes les deux par la même occasion... Monarch va faire appel au mari d'Emma, Mark (Kyle Chandler), pour récupérer l'Orca ainsi que la petite famille... ou pas...
GODZILLA 2 a au moins un mérite et un seul, réhabiliter le GODZILLA de Gareth Edwards, auteur du plutôt réussi STAR WARS: ROGUE ONE. Edwards avait déjà réussi l'exploit de laver l'affront fait par Roland Emmerich à notre lézard chéri. Aujourd'hui on reconnait le savoir faire, les partis pris, la puissance esthétique du GODZILLA 2014 qui jouait admirablement du hors cadre, des différences d'échelles, des zones d'ombres, bref le B.A. BA du film de monstres (revoyez la filmo de Tourneur). Chaque apparition est monstrueuse (Naissance du Muto, Attaque à Hawaï, le train sur le pont dans la brume, le jump HALO et le clash final), toutes ces séquences sont menées de mains de maitre, d'une puissance esthétique imparable, reliées fragilement par une intrigue humaine si petite, si insignifiante qu'elle était parfaitement raccord avec ces puissances indomptables à l'œuvre sur l'écran.
En ce qui concerne GODZILLA 2, rien à retenir de cette suite, pas même un seul plan iconique, que dalle. Tout juste quelques clins d'œil volontaires (saga JURASSIC PARK) n'arrivant jamais à la cheville de celle ci, et ceux non voulu (10.000 B.C. et son improbable mamouth, AQUAMAN et ses ruines sous marine). Direction d'acteur aux abonnés absents, caractérisation indigente des persos, scenario sabordant la moindre bonne idée, volonté de satisfaire les haters du précédent film qui s’étaient plaint sur les réseaux sociaux du manque de visibilité des monstres, du manque de baston, plus adepte de MMA que de cinéma ceux là. Bref, ça vole pas bien haut, c'est con, pas drôle et c'est presque moche. Plus très étonnant quand ça vient du mec ayant scénarisé SUPERMAN RETURN (le Superman qui sert à rien), et X-MEN: APOCALYPSE, autre ratage monumental où l'on se demande toutes les dix minutes à quoi servent tel et tel personnage.
Mais le mal est plus profond que ça et pas si récent quand on y prête attention. Si il y a bien un concept qui accélère cette fabrication de bouses hollywoodiennes gavées aux CGI et aux scenarii totalement dévitalisés, c'est l'idée mercantile de multiplier les crossovers dans des univers étendus ad vitam æternam... l’échec de la franchise ALIEN Vs PREDATOR aurait dû mettre la puce à l'oreille, mais c’était sans compter avec la force de frappe Marvel et sa stratégie quasi militaire. Seule chance de voir des films qui ressemblent à quelque chose dans tous ça, c'est quand un "auteur" (Edwards, Johnston, Gunn ou Black) est parachuté metteur en scène de ces jackpots sur pellicule.
Sur l'affiche de GODZILLA 2 on peut lire "longue vie au roi", mais sur le poster du GODZILLA Vs KONG prévue en 2020 on peut déjà lire "God Vs King". Finalement j'ai bien peur que dans un an, à défaut d'un ultimate fight monsters porn pour le trône, l'on assiste irrémédiablement aux funérailles du genre. C'est pas comme si on nous avait pas prévenu.


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Hifitub
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Message non lu 01 juin 2019, 19:00

C'est pourtant inscrit sur l'affiche : Comic Con ! :mrgreen:
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Message non lu 01 juin 2019, 21:30

Hifitub a écrit :
01 juin 2019, 19:00
C'est pourtant inscrit sur l'affiche : Comic Con ! :mrgreen:
Affiche Marseillaise ??? :ko:
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Message non lu 02 juin 2019, 15:59

SIBYL de Justine Triet.
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SIBYL (épatante Virginie Efira) est une psychothérapeute ayant eu du succès en tant qu'écrivain 10 ans plus tôt. Elle décide sur un coup de tête de retourner à l'écriture le temps de transiter ses patients. Mais c’était sans compter avec l'arrivée aux abois de Margot (Adèle Exarchopoulos impeccable), actrice en devenir, enceinte en plein tournage de son partenaire à l'écran mais qui se révèle être dans la vie celui de la metteuse en scène. Situation inextricable qui va captiver SIBYL au point d'en faire la matière première de son nouveau roman...
Deuxième film de la paire Triet/Efira après le bon VICTORIA, SIBYL se place d'emblée clairement au dessus ne serait ce qu'en terme de narration, bien plus foisonnante et complexe ainsi que du montage, insérant de micro flashbacks lacérants le présent sans jamais nous perdre, une prouesse.
Le film est encore une fois un splendide portrait de femme au bord de la crise, cette fois ci rongée par le feu d'une passion passée. Plus que ça, c'est un long métrage sur le sevrage d'une addiction, ce long travail de deuil amoureux sapé par la résurgence d'un double (voir l'affiche) qui vous fait replonger dans le sexe comme on retombe dans l'alcool.
Comme dans VICTORIA, on retrouve le sujet de l'écrit qui s'inspire de la vie d'autrui, sorte d'autofiction qui ne dit pas son nom. A partir de quelle limite peut-on dire que ce que l'on couche sur le papier est volé ? Qu'est ce qui prouve que vous ne l'avez pas vous aussi vécu dans d'autre circonstance ? L'histoire même petite n'est-elle qu'un éternel recommencement ?
Et ce n'est pas la mise en abime du film dans le film qui va simplifier la trame de SIBYL, même si celui ci est tourné à Stromboli. On pense irrémédiablement volcan, passion, éruption, Rosselini, enfants otage de parents paumés... tout le film de Triet est là, dans ces terres fertiles mais dangereuses, beau parallèle avec les risques que font courir l'amour fou.
Décidément, comme le disait Alain Resnais, la vie est un roman.
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