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iPodz
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Message non lu 01 juil. 2019, 18:16

blues_frérots a écrit :
30 juin 2019, 21:18
Bonjour à tous, iPodz,
SIBYL (épatante Virginie Efira)
Là dessus je suis 100% d'accord ... mais c'est tout...
Le film est encore une fois un splendide portrait de femme au bord de la crise,
Oui, en effet, comme dans "Victoria" , c'est une "variation sur", mais à quand une "variation sur" une caissière de supermarché ou un ouvrier du BTP ?
C'est ce qui me gêne en premier dans ce film , car comme dans le précédent de J.Triet (dont j'étais déjà sorti moyennement convaincu) , on essaye de nous donner en exemple la vie d'une femme qui est tout sauf une femme "ordinaire". En outre, dans ce film ci , on va quand même de cliché en cliché , avec le fameux contre-transfert tellement interdit au psycho-thérapeute qui évidemment s'esquisse dès le premier quart d'heure. Et puis, il y en a un peu marre de l'entre-soi et de tous ces films réalisés dans des microcosmes parisiens , parce que honnêtement une psycho-thérapeute très parisienne puisque attachée à Saint Antoine , écrivaine à succès, rencontrant au coin de son cabinet des gens célèbres du milieu du cinéma, cela ne doit pas courir les rues... "Victoria" c'était déjà ça : une avocate pénaliste brillante, et pas une avocate ramant pour bouffer à Bar le Duc ou à Guéret, et enchainant les affaires commise d'office.

Pour le reste, le pitch reste quand même très convenu, et , effectivement, est un long plaidoyer contre les addictions ( dont l'addiction sexuelle, ça on comprend bien :ko: ) et la difficulté qu'il y a à en sortir, quelle qu'elles soient, mais à ce niveau tout particulièrement, le film est une succession de portes ouvertes et pourtant enfoncées les unes après les autres. Dans le même registre et sur la même problèmatique, j'avais préféré le rôle sobre et épuré de la même V.Efira dans "Le grand bain". Impression de déjà vu , et pas en mieux...

Bref, je n'ai pas vraiment aimé, troublé certes tout au long du film par la performance de l'actrice principale, excellente, mais là , à froid, je suis beaucoup plus critique.
En plus , avec le recul, frais certes le recul mais quand même, cela s'appelle l'esprit d'escalier, ce médecin psychiatre (elle n'est pas juste psychologue puisqu'elle prescrit des médicaments à ses ouailles sur le tournage) , clairement identifiée par son propre thérapeute comme étant à problème, et qui pète les plombs l'un après l'autre devant tout le monde sans que rien ne se passe, interroge beaucoup ... Cela me rappelle un article dans le dernier bulletin du Conseil de l'Ordre des Médecins qui disait qu'en France les praticiens aux conduites anormales, voire dangereuses , n'étaient pas au minimum aidés et au contraire souvent laissés dans leurs errances. On en a là un exemple typique mais j'espère rarissime...

Une dernière chose , comme souvent , et comme c'était le cas pour "Victoria", film bien noté par la critique parisienne (les inénarrables Cahiers du Cinéma en tête ...) , et avec une note moyenne inférieure à 3 pour le public. Cela reste des moyennes, et c'est sujet à caution comme toutes les notes et commentaires anonymes du web, mais c'est quand même une constante du cinéma en France...

Mais bon, comme on dit usuellement, ceci n'est que mon humble avis.

Cordialement, BF.
Pour les films sur le populo qui galère au jour le jour pour remplir sa gamelle, on peut voir et revoir la filmo des frères Dardenne, le cinéma de Pierre Jolivet, certains Cedric Klapisch, les Philippe Faucon... et j'en oublie... ;)

:hell:
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blues_frérots
Oncle Fernand
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Message non lu 01 juil. 2019, 18:40

Pour les films sur le populo qui galère au jour le jour pour remplir sa gamelle, on peut voir et revoir la filmo des frères Dardenne, le cinéma de Pierre Jolivet, certains Cedric Klapisch, les Philippe Faucon... et j'en oublie... ;)
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de films sur la vraie difficulté des gens, il y en a en effet beaucoup, tu as raison Rodolphe, dans le cinéma francophone et aussi à l'international, il n'y a qu'à commencer par Ken Loach ... Non, mon propos était de dire, et aussi de m'irriter c'est vrai :oops: , contre cette réalisatrice qui , pour ses deux premiers films, nous propose l'analyse en profondeur de femmes qu'elle présente comme représentatives de la femme moderne, ce qu'elle n'est pas, sauf dans certains quartiers de la capitale . Cela n'enlève rien aux formidables qualités de comédienne de V. Efira, mais je trouve en effet que le scénario est paradoxalement sans surprise et aussi très tarabiscoté. Quant au message sur les addictions, c'est vrai que le personnage joué par Efira récemment dans "Le Grand Bain" me semble pour le coup juste, crédible, on en croise tous les jours des femmes comme cette sportive déchue.

Après, peut être ai-je une perception biaisée par un ressenti personnel, et je ne te dénie pas du tout le droit d'argumenter "pour" , notamment sur la construction cinématographique , partie où tes connaissances et tes analyses sont bien plus pertinentes que les miennes.

Amicalement, Richard.
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Message non lu 01 juil. 2019, 19:16

blues_frérots a écrit :
01 juil. 2019, 18:40
Pour les films sur le populo qui galère au jour le jour pour remplir sa gamelle, on peut voir et revoir la filmo des frères Dardenne, le cinéma de Pierre Jolivet, certains Cedric Klapisch, les Philippe Faucon... et j'en oublie... ;)
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de films sur la vraie difficulté des gens, il y en a en effet beaucoup, tu as raison Rodolphe, dans le cinéma francophone et aussi à l'international, il n'y a qu'à commencer par Ken Loach ... Non, mon propos était de dire, et aussi de m'irriter c'est vrai :oops: , contre cette réalisatrice qui , pour ses deux premiers films, nous propose l'analyse en profondeur de femmes qu'elle présente comme représentatives de la femme moderne, ce qu'elle n'est pas, sauf dans certains quartiers de la capitale . Cela n'enlève rien aux formidables qualités de comédienne de V. Efira, mais je trouve en effet que le scénario est paradoxalement sans surprise et aussi très tarabiscoté. Quant au message sur les addictions, c'est vrai que le personnage joué par Efira récemment dans "Le Grand Bain" me semble pour le coup juste, crédible, on en croise tous les jours des femmes comme cette sportive déchue.

Après, peut être ai-je une perception biaisée par un ressenti personnel, et je ne te dénie pas du tout le droit d'argumenter "pour" , notamment sur la construction cinématographique , partie où tes connaissances et tes analyses sont bien plus pertinentes que les miennes.

Amicalement, Richard.
Bien au contraire, ni pour ni contre, ton avis vaut bien le mien et je le lis avec attention.
J'apprécie et constate surtout que tu es capable de parler, et ce de façon construite et riche, de cinéma... même si c'est celui que tu n'aimes pas trop... :ko:
A quand Blues_Frerots dithyrambique sur plusieurs paragraphes ?!?!

:pouce:
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blues_frérots
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Message non lu 01 juil. 2019, 20:30

même si c'est celui que tu n'aimes pas trop... :ko:
Mais en plus je ne peux pas dire que je n'aime pas trop, j'étais très partagé en sortant, comme pour "Victoria", et je crois que dans les choses qui m'irritent il y a le parti pris (et là, je ne parle pas du tout de ton avis à toi que je sais objectif et circonstancié) de certains médias cinéma très contents d'eux mêmes et qui attribuent de toutes façons 4/5 avant d'avoir vu le film à un certain nombre de réalisateurs comme Kechiche, Audiard ou justement les frères Dardennes, et dans le même temps continuent à passer à côté de vrais films populaires sous prétexte que ce sont souvent des comédies ... Je crains fort que cette réalisatrice ne soit en train de prendre ce wagon et qu'à ce titre, on lui passe des facilités scénaristiques et de mise en scène qu'on ne passerait pas à d'autres. Après ce n'est pas nouveau dans notre pays, ce sont les restes de la nouvelle vague ....

Mais bon je m'agace pour rien :ko: :mrgreen:

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Hifitub
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Message non lu 01 juil. 2019, 21:06

Un bon petit JOHN RAMBO pour se calmer les nerfs ! :)
Drive : Jadis JD1
Dac : Hegel HD25
Ampli :Jadis DA30 tubes Nos
Enceintes: Harbeth SHL5+

Câblage :
Numérique : Esprit Eterna, Modulation: Audioprana AG, HP: Audioprana CU
Secteur: Barrette LH Audio, TWL Silver Statement,TWL 10+,MPC Mélodie 4, WN Opus18+



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thierry94120
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Message non lu 22 juil. 2019, 00:10

So long, my son (Di jiu tian chang) de Wang Xiaoshuai (le Kosmos)
Prix d’interprétation masculine et féminine au 69e Festival international du film de Berlin (Berlinale)

So Long, My Son est un grand mélodrame de 3 heures qui raconte les destins croisés de multiples personnages sur plusieurs décennies en Chine.

Au début des années 1980, Liyun et Yaojun forment un couple heureux. Tandis que le régime vient de mettre en place la politique de l’enfant unique, un évènement tragique va bouleverser leur vie. Pendant 40 ans, alors qu’ils tentent de se reconstruire, leur destin va s’entrelacer avec celui de la Chine contemporaine.

Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_mu ... lm2019.jpg
"Cet enchâssement de séquences à des périodes différentes, avec des personnages dont le rôle n'est pas immédiatement explicité, désoriente. Mais il intensifie les émotions, le «vécu» de chaque situation plutôt que d'en faire les chaînons d'une suite narrative. Cette organisation du récit fait la force d'un film qui aurait bien moins d'intérêt si l'existence de la famille de Yaojun était racontée dans l'ordre chronologique."
On perçoit dans ce film fleuve toute l’hypocrisie et les faux-semblants qui règnent dans le pays, la Chine, peu vantée pour ses qualités démocratiques, mais où les habitants parviennent à s’aménager des espaces de liberté et de vie.
"Pour comble de l’absurde, la maîtrise des natalités s’est avérée trop performante et, en définitive, néfaste car anticipant mal un inexorable vieillissement démographique à l’horizon 2050 (plus du quart de la population aura plus de 65 ans), désormais statistiquement impossible à endiguer"
https://www.courrierinternational.com/g ... ographique
Nous avons beaucoup aimé ... 3 heures intenses :pouce:
Modifié en dernier par thierry94120 le 28 juil. 2019, 13:19, modifié 1 fois.
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iPodz
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Message non lu 25 juil. 2019, 20:56

TOY STORY 4 de Josh Cooley.
Image

Après le déchirant départ de Bo la bergère neuf ans plus tôt, Woody et toute sa bande tiennent bon dans l'heureuse chambre de Bonnie. Mais c’était sans compter sur l'arrivée de Fourchette qui va mettre tout notre petit monde de toys sans dessus dessous...

Avec ses vingt première minutes calibrées sur les rails pépère de la franchise en or de chez Pixar, on se dit trop vite que l'on va re-revoir la chambre, l'enfant, les jouets et... et puis vient la création de Fourchette, toute de récupération maladroite (sortie tout droit d'une poubelle quoi) et là tout le génie du studio à la lampe revient comme un boomerang vous donner la banane ainsi que la frite !
Alors quand Bonnie et ses parents - accompagnée des jouets - partent en ballade en camping-car, c'est le début d'un rollercoaster narratif sans fin bourré de surprises et de trouvailles toutes plus réussis les unes que les autres. Ce quatrième épisode donne le sentiment d'en voir bien plus que dans les trois volumes précédents. On ne compte plus les nouveaux arrivants véritablement à se tordre de rire, que ce soit les peluches mytho du stand de tir, ou bien Duck Caboom cascadeur Québecois de son état, ou encore Giggle la mini fliquette survoltée, tous ont le rôle de dynamiser la narration et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est hyper réussi.
Le phénomène #Metoo étant passé par là, on a droit à une daronne et ses petits moutons venant allégrement damer le pion aux deux supers stars que sont Woody et Buzz. Grace à Fourchette fait de bric et de broc, c'est - et de façon très maline et jamais opportuniste - toute la conscience écolo mondial qui se fait une place dans cette galaxie enfantine. Après avoir creusé le thème de l'appartenance à quelqu'un, travaillé celui de la peur de l'abandon, tricoté autour de la convoitise et de l'usure, ce quatrième opus est l'occasion de parler d’indépendance, de liberté à conquérir. Avec un numéro 4, on pensait Pixar au mieux un poil présomptueux, au pire carrément feignant mais bien au contraire, au regard de cette fin bouleversante et pleine d'espoir, on saisi toute la puissance d'écriture du studio dans cette force à ouvrir inlassablement des portes aux possibles.


:thks:
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Message non lu 25 juil. 2019, 21:39

SPIDERMAN: FAR FROM HOME de Jon Watts.
Image

Alors que Hill et Fury, enquêtant sur de mystérieuses tempêtes dévastant des villages entiers au Mexique, se retrouvent en bien mauvaise posture dans l'un de ceux ci, ils sont sauvé in extremis par un étrange personnage au bocal de poisson rouge à la place de la tête. Pendant ce temps, Peter Parker s’apprête à partir en Europe pour un voyage scolaire pépouze qui s’avérera être au final plutôt remuant...

Pour faire simple, la première heure est interminable et indigeste. En lieu et place d'un voyage d'ado qu'on espérait débridé et fun, on assiste à la sortie dominicale de la maison de retraite du glaïeul fané dont les pensionnaires n'aurait pas plus de 17 ans... le comble de l'ennui, ce sont les profs qui sont presque plus drôle que les mioches, tous plus têtes à claques les uns que les autres. Tout tombe à l'eau dans cet épisode de l'homme araignée, l'humour est nase, l'action lambda, les effets à la limite du désastre, l'amour cul-cul et cet apitoient sur les disparus de la phase 3 Marvel (après l'ultra ratage ENDGAME) devient à la longue très relou.
Mais au milieu du métrage surgis un twist que je ne révélerais pas ici mais qui nous fait relever un peu la tête, twist intéressant au demeurant - rappelant la belle supercherie dans IRON MAN 3 - qui aurait pu donner lieu à une belle satire sur la puissance des images fabriquées de toutes pièces, de celles inondant les réseaux sociaux et dont nous pouvons (avons ?) été les victimes un jour ou l'autre. Sauf qu'ici, hormis un Jake Gyllenhaal savoureux, Mysterio n'est qu'un faire valoir sans grande envergure, servant la soupe à un Spiderman qui sera toujours plus malin, fun et drôle sous le regard de l'immense Sam Raimi.
Un conseil, courez découvrir le bijou d'animation qu'est SPIDERMAN NEW GENERATION, c'est une mine d’innovations visuelles, dynamique, hyper fun et drôle, tout ce qu'a oublié d’être le film de Watts, un film sans jus.


:thks:
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thierry94120
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Message non lu 27 juil. 2019, 11:06

“Yesterday” de Danny Boyle / Himesh Patel, Lily James, Ed Sheeran (Le Kosmos)
le monde sans les Beatles
Hier tout le monde connaissait les Beatles, mais aujourd’hui seul Jack se souvient de leurs chansons. Il est sur le point de devenir extrêmement célèbre
Jack Malik est un auteur-compositeur interprète en galère ...
Au scénario Richard Curtis (Bridget Jones, Love Actually) ; Le roi de la romcom britannique s’est fait plaisir avec un script aux petits oignons offert comme un cadeau à Danny Boyle
un film rythmé, jamais barbant, mais trop gentillet.
On peut regretter un final expédié, quelques passages obligés typiques de la rom-com, et une caricature un peu grossière de l’industrie musicale mainstream, mais il est bien difficile de bouder son plaisir devant un long-métrage si généreux et malin qui parlera autant aux initiés de la bande de Liverpool qu’aux autres.
Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_mu ... ay2019.jpg
Une mise en abyme vertigineuse ?
une bande dessinée de David Blot sortie en 2011 ...ressemble étrangement à « Yesterday »
https://www.lepoint.fr/culture/yesterda ... 1624_3.php
https://www.dropbox.com/s/aitsp2bszwsen ... D.pdf?dl=0

Le film, récit d'une usurpation, serait-il lui-même basé sur un scénario dont le concept aurait été "emprunté " ?
"Yesterday" est une comédie : le film fonctionne bien quand il embrasse complètement les conséquences de son principe "uchronique", par exemple avec le gag récurrent de la découverte par notre héros de l'absence de "piliers" (considéré comme "acquis") de notre culture... running gag assez amusant des autres manques issus du Black-Out
Le film ne prend pas trop de risque, mais l'histoire est bien racontée.
Rafraichissant et sympathique avec un humour british excellent, un acteur principal convaincant (Himesh Patel)
Un feel good movie qui fait du bien … on ressort avec l'envie de réécouter les Beatles :casque:
Nous avons aimé :pouce:
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Message non lu 28 juil. 2019, 18:45

WONDERLAND: LE ROYAUME SANS PLUIE de Keiichi Hara.
Image

Akane est une jeune fille rêveuse et peu sûr d'elle. Un jour qu'elle se rend chez la brocanteuse Chii, elle découvre en plaçant sa main dans une empreinte sur pierre, qu'elle est l'incarnation de la déesse du vent vert dans le monde parallèle de WONDERLAND. Les voilà qui doivent suivre l'alchimiste Hippocrate et son fidèle Pipo afin de sauver leur monde en danger...

Imaginez un peu que Lewis Carroll ait été japonais, son Alice s’appellerait alors Akane et le lapin blanc Hippocrate, les deux passant par la cave d'une brocante pour se retrouver dans un monde complétement farfelu, naïf et féerique. Un univers où l'on trouve un pélican géant rose pondant des œufs bleus, une armée de moutons ressemblant à des balles de coton, des chats agents des douanes un poil revenchards ainsi qu'une maison flottante se balançant aux grès des ronflements de son propriétaire.
On trouve tout ceci dans le métrage de Hara et bien plus encore, comme une profusion de couleurs incroyables l'instant de plans mirifiques, ou une gestion de mouvements 3D intégrés aux dessins classiques donnant ampleur et dynamique à une histoire purement écologique rappelant par instant le NAUSICAÄ de Myazaki.
Car sa force est également sa faiblesse, un poil simpliste et candide, la parabole avec notre monde réel et actuel est bien trop évidente. L'univers coloré et foisonnant de WONDERLAND est contrebalancé par une cité sombre, crasseuse et polluée, ville qui est le repaire de deux malfrats à l'aura très séduisante. On croirait presque voir Saroumane ou le Modor souiller la terre magique des Elfes. Reste un beau bout de pellicule avec de superbes éclats graphiques, soutenu par un humour (l'interminable chamaillerie entre Hippocrate et Chii) des plus joueur, surtout lorsque celui ci prend littéralement la mouche. Tout compte fait, mieux vaut découvrir une relecture nippone inspirée que revoir un décalque ricain image par image d'un bijou de maitre Tezuka...
A bon entendeur.


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Message non lu 28 juil. 2019, 19:54

GIVE ME LIBERTY de Kirill Mikhanovsky.
Image

Vic, de descendance Russe, est chauffeur de mini bus pour des personnes handicapés de Milwaukee. Il doit également gérer son grand père qui perd la boule. Le temps d'une seule journée bien chargée, on le suit gérant bon gré mal gré ses patients, son grand père, un neveu débarqué à l’impromptu, une procession de russophones en panne de transport se rendant à un enterrement, etc, etc...

GIVE ME LIBERTY est comme une énorme vague d'émotions, comme un torrent d’empathie qui ne s’arrêterait jamais et qui vous embarque pour une heure trois quart de dinguerie absolue. On y croise, le temps d'une journée bien surchargée, toute la misère du monde. Assistant à domicile auprès d'un père de substitution afro-américain tétraplégique, Vic doit s'occuper aussi d'un aveugle de cent cinquante kilos, d'une simple d'esprit qui se rend à son concours de chant, de Tracy et son fauteuil électrique défaillant, de monter un matelas à l'étage chez une famille dysfonctionnelle et j'en passe... le tout en subissant la pression de son supérieur qui par radio ne le lâche pas d'une semelle. C'est à se demander comment il peut tenir le coup jour après jours, mois après mois à ce rythme là sans finir en burn-out.
Dit comme cela, on imagine le pathos débouler à grandes enjambées mais c'est là que le miracle opère. A aucun moment Mikhanovsky s’apitoie sur ses acteurs ou ne fait du sensationnalisme au rabais. Il filme se maelstrom de vie abimée, cassée par la malchance ou la maladie, toujours droit dans les yeux, bien en face de ses protagonistes. Et il le fait avec une énergie qui balaye tout sur son passage, rappelant le meilleur de Cassavetes ou la tornade sensorielle qu'était GOOD TIME.
Emporté par ce filmage à l'épaule au plus près des corps, on en oubli toutes les différences qui nous sépare de ces déclassés pour ne voir que le plus important, leur fragilité, leur fêlures, leur humanité. GIVE ME LIBERTY est un film où on s'engueule et où on chante, un métrage où on reproche des tas de choses aux autres et où on tend des mains sans aucun jugement, où on pourrait tout envoyer valser mais où on ne lâche rien, car malgré les langues ou la couleur de peau, on est toujours celui qui pourrait un jour avoir besoin de l'autre, et ça - dans l’Amérique de Trump - c'est salvateur.


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Message non lu 11 août 2019, 17:13

MIDSOMMAR de Ari Aster.
Image

Après le suicide de sa sœur emportant au passage ses parents, Dani Ardor (Florence Pugh plutôt convaincante) voit dans le voyage en Suède de son petit copain Christian (Jack Reynor monocorde) et de ses amis d'études un échappatoire miraculeux à la dépression et au malheur... mais c'est sans compter sur la petite communauté païenne qui va les accueillir de manière plutôt roots...

Dire que le deuxième film d'Ari Aster était attendu comme le messie rédempteur du genre horreur est un doux euphémisme, vu les grandes qualités qui caractérisaient son premier long métrage HEREDITE. La déception qui en découle donc est peut être à la hauteur de cette trop grande attente. Pourtant cela partait plutôt bien avec cette mise en place pré-générique, installant le trauma originel de manière diabolique, filmé avec la maitrise millimétrique d'HEREDITE, utilisant le moindre recoin des intérieurs, se faufilant avec classe dans les couloirs du drame comme les images se glissent de neurones en neurones, une intro-cerveau splendide en somme.
Mais lorsqu'il prend la tangente pour s'ébrouer en Suède, tenter sa chance en pleine nature ça commence à coincer. Aucun personnage n'aura vraiment la bonne réaction face à l'insupportable, pire ils sont au mieux soit en décalage total soit au pire aussi réactif qu'une endive. Dans ces grands espaces, Aster a l'air complétement paumé, incapable de mettre en place une véritable atmosphère anxiogène. Jamais nous n'aurons de craintes ou ressentirons la moindre angoisse pour le groupe de vacanciers ricains. La pseudo secte suédoise est bien trop pastorale, trop bienveillante pour susciter le moindre sursaut, le plus petit soupçon et ce ne sont pas les interminables scènes de banquets lobotomisées qui vont faire monter la sauce.
N'utilisant jamais la particularité dite du "soleil de minuit" (hormis une allusion de 4 secondes dans un dialogue, un comble) qui fait perdre en quelques jours tous ces repaires aux noms initiés (voit l'excellent INSOMNIA), le réalisateur préfère faire le choix des drogues pour altérer la raison des étudiants, ce qui ne marche qu'à moitié puisque tout le monde dort décidément trop bien dans ce camp à tendance millénariste. Quid des incohérences, comme cet ours qui ne sert à quasi rien (sauf piquer l'idée du costume issue du WICKER MAN de 2006), ce consanguin aussi décoratif et inutile que les multiples peinture murales des bâtiments rustiques, cette scène de danse interminable pour élire la reine du mois de mai (revoir définitivement le WICKER MAN de 1973), d'autant plus interminable qu'on sait dès le début que c'est Dani qui héritera de la couronne florale, ou encore cette moitié de casting qui au milieu du film passe à la trappe sans aucune explication.
Bref, le film en lui même est maitrisé, accompagné d'une belle photo mais la mayonnaise ne prend jamais, la faute à un rythme lénifiant, une narration qui ne décolle jamais et qui n'aboutira pas au climax digne de ce nom, sauvage et cathartique. Jouant trop d'une théâtralité se faisant bouffer par une nature décloisonnée, on sent Aster bien meilleur enfermé dans des architectures retorses qu'en totale liberté, la camera aux quatre vents.


:hell:
CD/SACD/BR OPPO BDP-103 EU + damper ARTESANIA
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Message non lu 11 août 2019, 20:08

Le film ne prend pas trop de risque, mais l'histoire est bien racontée.
Rafraichissant et sympathique avec un humour british excellent, un acteur principal convaincant (Himesh Patel)
Un feel good movie qui fait du bien … on ressort avec l'envie de réécouter les Beatles :casque:
Nous avons aimé :pouce:
Tout pareil pour nous, la banane aux lèvres et "Obladi Oblada" dans la tête :mrgreen:
S1 Project X-Tension 9CC Evo + Ortofon 2M Black, Audiotechnica LP-1240 + AT-33ML OCC , Octave Phono Eq 2, Hegel Mohican, Hegel H 100, JMR Cantabile Suprême.
S2 Atoll DR 200, Audiomat Maestro MkI , Copland CSA-14 retubé Amperex Bugle Boy ECC88 (NOS 1962), JMR Cantabile Signature MkII.
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thierry94120
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Message non lu 11 août 2019, 23:40

"L'Oeuvre sans auteur" de Florian Henckel von Donnersmarck (le Kosmos)
À Dresde en 1937, le tout jeune Kurt Barnet visite, grâce à sa tante Elisabeth, l’exposition sur "l’art dégénéré" organisée par le régime nazi. Il découvre alors sa vocation de peintre. Dix ans plus tard en RDA, étudiant aux Beaux-arts...
Fresque historique, embrassant la tragédie allemande de l’avènement du nazisme à l’érection du mur de Berlin. Une histoire de l’art au travers trois décennies d’instabilités.
Cette saga dense raconte presque vingt-cinq ans de la vie d’un peintre, dans une Allemagne de l’Est, accablée par son histoire nazie et communiste...
Les années passent, l’Allemagne voit l’arrivée des troupes soviétique; Kurt Barnet est entré aux Beaux-arts et devient une figure artistique du réalisme. Mais lorsqu’il s’enfuit par passion à l’Ouest, c’est dans le modernisme qu’il va se révéler...
"Inspiré en partie par la vie et la carrière d'un peintre allemand toujours vivant, Gerhard Richter, « l'Œuvre sans auteur », parvient à captiver du bout en bout de ses trois heures"
Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_mu ... ur2019.jpg
"Oeuvre sans auteur" est une formule qui, d’après Florian Henckel Von Donnersmarck, a été utilisée par les critiques qui estimaient que le peintre Gerhard Richter, dont le film s'inspire, n’avait pas de point de vue, qu’il créait machinalement en excluant toute matière biographique.
Un récit qui allie finesse et audace de vies malmenées, détruites par la guerre et ses retombées sur les générations l’ayant succédé ... nous n'avons pas vu passer ces 3 heures :zen: la magie du cinéma !
Nous avons aimé :pouce:
Modifié en dernier par thierry94120 le 22 août 2019, 09:23, modifié 1 fois.
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thierry94120
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Message non lu Hier, 00:06

"The Operative " Film de Yuval Adler
Diane Kruger, Martin Freeman (Le Kosmos)
Alors que le monde craint que l’Iran ne se dote de l’arme atomique, Rachel, ex-agente du Mossad infiltrée à Téhéran, disparaît sans laisser de trace

Un coup de téléphone impromptu interrompt le jogging de celui qui se révèle être Thomas (Martin Freeman) : un de ses agents Rachel (Diane Kruger), sur le terrain a besoin d’être rapatrié immédiatement. Il va falloir convaincre l’agence qui évidemment se méfie. Car cet élément a peut-être été retourné.
Image
http://neomatrix94.free.fr/enceintes_mu ... ve2019.jpg
"Adapté de « The English Teacher », un roman écrit par un ancien agent des renseignements Israéliens, Yiftach Reicher Atir. Alors que le livre explorait plus en profondeur la pression psychologique de la vie sous couverture (mais aussi la capacité qu’ont les agents infiltrés de se perdre dans leur nouvelle identité), le film accomplit une tache d’analyse du personnage de Rachel très similaire en utilisant différents flash-back."
«The Operative» n'est pas un film d'espionnage classique .... il est intéressant et réaliste sur le quotidien d’un agent en mission ; très loin des Jamesbonderies :gourdin:
nous avons aimé :pouce:
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