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JMR EMP2 + Audiomat Opéra Ref 12 + Audiomat Tempo 3: Du bonheur d'être amoureux ...

Je livre ici avec grand plaisir le compte rendu d'installation du système d'écoute de Gaël, système choisi par icelui, et compte rendu rédigé par le même. Et bon sang, y a d'la vie là d'dans !

Voici donc le texte reçu il y a quelques jours (publié en article du site pour avoir la possibilité technique de joindre les liens écoutables des musiques citées).

(Nota: les musiques ne sont pas accessibles en lecture sur Ipad, à cause de leur codage Qobuz.)

Du bonheur d’être amoureux

(de sa chaîne hi-fi…)

 Retour sur la grosse craquade qui a vu une paire d’EMP2 et un ensemble full Audiomat atterrir dans mon salon…

La prise murale me nargue avec ses petits yeux noirs et son sourire en plastique. Je crois qu’elle se paye ma tronche, à rigoler doucettement. J’ai le câble électrique dans la main. Une fébrilité d’adolescent. Et pour habiller mon mur du fond, quatre nouveaux jouets à peine sortis de leur emballage. Une paire de JMR EMP2, élégantes comme des princesses dans leur robe rubber noir (un peu plus foncée la normale… il paraît que le chef d’atelier a forcé sur la gomme). Un Audiomat Opéra Référence 12. Un convertisseur Audiomat Tempo 3. Tout est en place, l’ordinateur, les câbles neufs. Ça fait maintenant deux mois que j’attends cet instant, avec une excitation proche de l’hystérie. Mais maintenant que j’y suis, je laisse encore traîner quelques secondes, comme on contemple sa bière sur le comptoir après une journée de marche. Il y a un suspense féroce dans cet instant suspendu. Tout ce chemin pour en arriver là. Une folie. Et puis ? La prise est là qui me nargue. Mais je vais te la calmer, moi… Et paf ! Deux fiches de métal bien au fond des orbites. Alors, on fait toujours la maline ? Parce que moi, plus trop tellement…

Ma petite maman se tient un peu en retrait, venue en voisine, curieuse de cette énigmatique livraison qui me fait trépigner depuis des jours. J’aurais préféré être seul pour le tout premier essai, mais au fond, je suis content qu’elle soit là. Le symbole est sympa. Elle connaît mon goût immodéré pour la musique et pour le son. Elle en a observé toutes les étapes.

Mes tentatives désespérées, à l’âge de 10 ans, pour régler correctement la chaîne du salon, une sombre merde signée Philips, capable d’enterrer jusqu’au Deutsches Requiem de Brahms.

Mon air de ravi de la crèche quand plus tard, ma marraine m’a offert une petite chaîne Sony, libérant Cat Stevens du fond de son presse-purée.

Mes bidouillages successifs avec de nombreux matériels informatiques et home cinema aux basses hypertrophiées, ambiance 180 Bpm.

Ma première craquade « substantielle ». Acoustic Energy Aegis EVO3 (des colonnes anglaises entrée de gamme) + Nad 320. Une vraie scène stéréo, de la dynamique, des aigus qui chantent, une grosse basse ronde et percutante, et Bertrand Cantat qui confirme qu’il est bien mon meilleur pote. Un énorme pied. Je les ai gardées 10 ans dans mon salon, et je les rebranche régulièrement pour le plaisir.

Et puis ma vraie claque à ce jour, mon saut dans « l’autre monde ». Une première folie à l’époque. JMR Euterpe + Atoll IN100. Je n’ai jamais regretté ( ! ). Des centaines, des milliers d’heures de plaisir. Ma vraie rencontre avec le « grain » de la musique, la texture des cordes, l’émotion dans les voix, les micro-détails, l’espace entre les instruments… De la bombe. Du JMR. Une expérience sublime, confirmée ensuite en douceur avec l’acquisition d’un ensemble JMR Duet Anniversaire (enceintes qui ont évolué depuis en modèle Bliss silver actuel, NDLR) + Audiomat Arpège Référence 10, pour déployer mes jouets dans différents espaces.

Mais voilà que la mouche m’a encore piqué (pas la tsé-tsé, la tsoin-tsoin !). Et puis pas qu’un peu. Mettre le prix d’une voiture dans une chaîne hi-fi, ça peut sembler indécent (et ça l’est sans doute quelque part…). Mais je dois bien dire qu’à cet instant, maintenant que mes EMP2 sont en place et que tout est branché, je me moque bien de mon compte en banque. Tout ce qui importe, c’est ce chemin parcouru pour en arriver là. Ce suspense éperdu. Cette brûlure d’attente. Tout ce qui importe, c’est de presser la touche « lecture ». Musique.

Keremma

C’est un trou de verdure où chantent des JMR…

Quelques secondes de silence. C’est déjà le panard.

Ceux qui n’ont jamais essayé une bonne chaîne ne devinent pas toujours à quel point le silence bien reproduit, c’est déjà du son. On y pioche des tonnes d’information, une lecture muette de l’espace. Malgré tout, ma petite maman me regarde un peu dubitative, avec mon sourire qui lui dit « Ecoute, c’est merveilleux ! On n’entend rien ! ». Mais elle ne va pas dubiter longtemps. J’ai choisi le disque pour elle, un de ses favoris, un des nos tubes du petit-dej, à l’époque où nous savourions tous les deux le soleil du matin. Puccini, Messa di Gloria, direction Michel Corboz. Quelques notes de violon tombées du ciel. L’ombre de la masse orchestrale. Et puis les chœurs qui déboulent sur un Kyrie extatique, d’une douceur à vous convertir au catholicisme la moitié des pèlerins de la Mecque. Ce n’est pas la meilleure prise de son du monde, loin s’en faut. Mais déjà les EMP2 laissent deviner tout leur talent. La musique « flotte » littéralement dans les 50 m2 de ma pièce, il y en a partout, en haut, en bas, et ici, et là, et là… C’est beau, c’est doux, c’est enveloppant. Je souris comme un bienheureux. Ma petite maman me regarde, incrédule tandis que justement, le Credo in unum Deum semble jaillir de partout. Elle est bluffée. Et moi aussi.

Mais fini de rire (ou de prier, c’est selon). Même si mes enceintes ont été rodées au Magic CD par les (fort) bons soins de Xavier de Grandsaignes, je ne pensais pas qu’elles marcheraient tout de suite si bien, à la sortie du carton. Alors dans un tout autre style, je veux sans attendre leur envoyer de l’enregistrement « live » de haut vol, pour voir ce qu’elles ont dans les membranes. Alain Souchon est chanteur, disque 2:

Que ceux qui rigolent tentent l’expérience ! Rive gauche à Paris (piste 19, NDLR), pour le plaisir de laisser monter la sauce. Le tapotement des doigts sur la caisse de guitare… la voix un peu chewing-gum, lèvres collées au micro… la rumeur de la salle… et puis les premiers pincements de cordes, d’une clarté cristalline… Wahouuu. Du pur bonheur. Seul petit bémol, la basse arrive en léger retrait. Mais l’ampli est neuf, les enceintes sont neuves, les câbles sont neufs, et j’ai entendu quinze fois que sur ce registre, il allait falloir être patient. Une trentaine d’heures d’utilisation. Il suffit d’attendre en écoutant de la musique. Or ça tombe pas mal, j’en ai justement des palanquées !

Je continue ma promenade en balayant les registres et les jolies prises de son. Guitare un peu plus rock et rythmique ultra précise sur le génial Working on it, de Mark Knopfler, album Wag the Dog:

Ça swingue, ça sonne, ça donne. Violon tzigane, micro-détails à la pelle et larmes de bonheur sur le merveilleux Rozinkhes des Yeux Noirs, album Live !:

Production studio millimétrée et voix ultra-sensuelle avec la Suédoise Sophie Zelmani, Dreamer, album Time to kill:

Aucun doute. Mon nouveau système marche du tonnerre. Je veux dire, déjà beaucoup mieux que bien. Ma petite maman est toujours là, elle réclame du Gianmaria Testa. Elle a bien raison. Plage du Prophète, à Marseille… Ayayaye… Bonne Mère, que c’est beau !…

Je suis ravi, plus que ravi. Mais comment mettre tout ça en mots ? Comment partager cette expérience ? Quelles différences pointer (au hasard) avec mon autre ensemble JMR Euterpe / Atoll IN100 ? C’est toujours difficile de bien décrire des sensations auditives, et sur les forums ou sur les sites marchands, on a l’impression que ce sont toujours les mêmes mots qui reviennent, quelle que soit la gamme de matériel. Mais tant pis, je me lance. Je dirais qu’avec les Euterpe, ce qui m’avait tout de suite fasciné était leur très grande précision, leur talent pour projeter en avant le registre médium-aigu (les voix en particulier), leur finesse, leur pêche, leur bonne humeur communicative. Avec le couple EMP2 / Opéra Ref, je trouve plus compliqué de faire une liste de qualités, tant ce qui l’emporte, c’est une sorte d’« évidence indivisible » de la musique. Pour commencer, tout est mieux qu’avec le système précédent. On a la très nette sensation d’être au sommet de ce que peut offrir une chaîne hi-fi, mais surtout, tout est lié. Les registres se fondent les uns dans les autres avec un naturel total, la musique flotte dans l’espace, simplement, facilement… Ce n’est pas un bonheur pour « initiés », il n’y a rien à décortiquer, pas à chipoter sur tel ou tel aspect, tout est là, évident, comme une rivière délicieuse dans les oreilles. J’adore. Mais alors j’adore comme un dingue. Et encore, en ce jour de juillet où pour la première fois, j’ai laissé la magie opérer, je n’étais qu’au début du voyage…

Keremma 2

Les belles EMP2 dans leur inédite robe rubber noir foncée. En haut à droite de l’image, on aperçoit une de mes enceintes de sono. Hormis l’ampli Audiomat (et ici l’ordinateur), toute l’électronique sono / hi-fi / multiprises / câbles se trouve l’intérieur du meuble. 

... Plus de deux mois ont passé depuis. Tout un été en musique. En partant déjà des sommets (et malgré un petit pépin de « champignon », qu’il a fallu resserrer sur un des HP), le son s’est lentement affiné au rythme du rodage. Les basses sont arrivées à l’heure dite. Après trois jours d’utilisation, elles se sont subitement ouvertes, sans que je sache qui de l’ampli ou des enceintes avait besoin de ce tour de chauffe (et je dois bien dire que je m’en fous). Rien à voir évidemment avec des basses de sono, mais une présence profonde, une justesse, une propreté immaculée, hallucinante sur de l’électro bien produite (Samuel Decker, Fragment, sur le deux titres Defragment):

Le registre médium-aigu, de son côté, a fini par se diluer dans un océan de douceur. Jamais la moindre dureté, tout en caresses. Et c’est peut-être ça, le mot. Ce système est une caresse. Il  n’en met pas plein les oreilles, ce n’est pas du Dolby THX avec canon à pop-corn, mais du velours, de la tendresse… du bonheur qui flotte dans les airs…

Iggy Pop, album Après… de magnifiques reprises de standards de la chanson, essentiellement française, en version crooner…. Ah, les sublimes Passantes de Brassens… Ah, cette voix de ouf malade sur Only the lonely, de Sinatra… non mais cette voix !!! Vous saviez qu’un micro pouvait attraper ça, vous ?:

Le Requiem de Mozart, dirigé par Theodore Currentzis… une claque, une redécouverte… l’œuvre la plus célèbre du monde, réinventée et menée sabre au clair avec une fougue de jeune amant… sublime… :

Le concerto pour piano n°13 du même Wolfgang, sur le disque The Mozart Sessions, par Markus Schirmer… mais si, mais si ! Mozart, c’est du rock’n’roll ! :

L’exposition universelle, par La Maison Tellier, sur le trois titres Sur un volcan. Qu’on arrête de nous dire qu’il n’y aurait plus de poésie, plus de textes, plus vibration dans la jeune chanson française. Merde, c’est juste génial ! (comme à peu près tout ce qu’ils font, sauf que cette fois, c’est bien produit…) :

Eric Bibb, Live à Fip. Dans Eric Bibb, tout est bon (Brothers in Bamako !), mais là c’est juste mieux que bon. Un album live comme on adore pour faire chanter les beaux systèmes, du blues magnifique, des guitares étincelantes, une voix chaude et habitée… un disque « panard total ».

Vanessa Paradis, Une nuit à Versailles. Oui, bon, je sais, Johnny Dep tout ça… mais voilà, c’est bon, très bon, très très bon…

Enfin bref… je ne vais pas vous faire les 2854 disques de ma playlist estivale, mais tout ça pour dire qu’avec cette chaîne, ce sont les enregistrements les stars !... Il n’y a aucun pardon pour les derniers de la classe, et les innombrables daubes moulinées à la compression dynamique… mais dès que c’est bien, alors là… on perçoit mille ambiances sonores, la patte personnelle des ingés son, le volume et l’acoustique des salles de concert… les chanteurs se matérialisent non pas dans les enceintes, mais au beau milieu de la pièce… sur les ensembles orchestraux, l’augmentation progressive du nombre de musiciens écarte la scène sonore comme les pans d’un rideau de théâtre, qui s’ouvrirait en grand, puis en très grand, puis en immensément grand… Le son dépasse de partout, en hauteur, en largeur, en profondeur…

Mais alors, me direz-vous, ce système a-t-il des défauts (selon moi) ? Oui, j’en pointerai un, pas tout à fait négligeable. Amante jalouse de nos oreilles, la musique qu’il diffuse s’accommode très mal du bordel ambiant et du brouhaha. Je ne sais pas si ce sont les écarts d’intensité sonore qui ne font ressortir que les « pics », mais quand il y a du bruit parasite, les EMP2 ne sont plus si bonnes. Ce ne sont pas des enceintes adaptées pour diffuser du « fond sonore » à l’heure de l’apéro (ça m’a même un peu surpris, mes vieilles Acoustic Energy font ça beaucoup mieux). Quant à faire la fête dessus, même si elles remplissent sans aucun problème mes 50 m2 et 5 mètres sous plafond à volume « plaisir », c’est évidemment niet (mais j’ai deux pétards de 600 watts chacun sur la mezzanine au-dessus, qui officient très bien dans ce domaine…).

Ainsi donc, en conclusion… heureux ? Si vous m’avez lu jusque là et que vous en doutez encore, il va peut-être falloir arrêter la sativa ! Je suis bien évidemment aux anges, pas seulement par autopersuasion, mais parce que j’ai la certitude d’avoir fait un investissement sensé, durable, et qui comme les précédents, me rétribuera en heures et en heures de plaisir, pour des années et des années… Alors oui, ça coûte le prix d’une bagnole. Mais outre que je me contente très bien de mon vieux break pourri, jamais une seule voiture ne m’aurait emmené aussi loin que mes enceintes et mon ampli… (surtout pas à deux heures du matin, avec un petit Aloxe-Corton pour accompagner le voyage…)

Du bonheur, de l’émotion, de la douceur, de la tendresse… Le poils hérissés sur les bras… le sourire non pas jusqu’aux oreilles, mais carrément à l’intérieur…

Merci à la famille Reynaud et à la famille Clarisse pour avoir fabriqué ces merveilles. Merci à Xavier de Grandsaignes pour me les avoir révélées, et ensuite me les avoir vendues…

Vraiment, merci.

Gaël, from Keremma, Finistère Nord (et un peu Paris aussi…)

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